Cachez cette liste grise que je ne saurais voir

28 10 2010

Le Luxembourg va-t-il encore une fois se retrouver sur une liste grise? Après celle de l’OCDE en avril 2009, dont le Luxembourg était sorti promptement, c’est celle du GAFI (Groupe d’action financière) qui menace. Et les conséquences pour la place financière seraient plus graves. La liste grise de l’OCDE signifiait que le Grand-Duché n’était pas très regardant sur l’évasion fiscale. Ce qui n’est pas certes pas très correct. Mais la liste grise du GAFI, ça veut dire que le Luxembourg n’est pas très regardant sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Là, ça fait plus mal.

Alors bien sûr, le GAFI n’a pas la légitimité de l’OCDE (et le Luxembourg joue là-dessus) mais le gouvernement ne veut surtout pas avoir un soupçon de mains sales en figurant sur une liste de pays placés sous la surveillance du Groupe d’actions, qui ne compte pour l’instant qu’un seul membre de l’UE: la Grèce. Lire la suite »





Mais comment peut-on condamner quelqu’un à payer 4,9 milliards d’euros?

8 10 2010

C’est fou le nombre de billets qui ont été écrits le 5 octobre dernier sur les blogs que je lis régulièrement. Un seul sujet, Jérôme Kerviel. Kerviel et ses 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts. Mais comment peut-on condamner quelqu’un à payer une telle somme? Les blogueurs se classent en deux catégories: ceux qui comprennent, et les autres. Petit florilège. Lire la suite »





Rencontre avec un Titan allemand

1 10 2010

J’attendais cette rencontre avec impatience et curiosité parce qu’on m’avait bien vendu le personnage: « Vous verrez, Contzen est quelqu’un qui n’a pas la langue dans sa poche », m’avait dit il y a plusieurs semaines déjà le chef du service Economie du Tageblatt. Et puis, cet Allemand de presque 62 ans, patron de Deutsche Bank au Luxembourg, est depuis avril dernier le nouveau président de l’ABBL et donc des banquiers de la Place. Ce n’est pas anodin: depuis la création de l’ABBL en 1939, il n’y avait eu jusqu’à présent qu’un seul président non luxembourgeois; le Belge Constant Franssens. Voir arriver un Allemand au moment où les banques allemandes sont en perte de vitesse (même si elles restent de loin les plus nombreuses), ce n’était pas évident. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre qu’il avait toute sa place à la tête des banquiers. Lire la suite »