Le vélo pour un trajet urbain sur deux

13 05 2009

bicyclesCe n’est plus vraiment de l’économie mais une dépêche trouvée sur le fils éco de l’afp m’a fait sourire. Avec l’aide de la crise, le vélo a la cote. Ils pourrait bientôt représenter 50% des déplacements dans les grandes villes… du nord de l’Europe.

En France, on en est encore loin. Les trajets urbains se ferait à 20% en vélo. Au Grand-Duché, je n’ai pas de chiffres mais je pense qu’on est encore moins performant, malgré le succès du Vel’oh.

Le problème, comme souvent, vient des infrastrucutres. Si la capitale du Grand-Duché affirme qu’elle veut développer les déplacements en vélo, la pratique est parfois périlleuse. Si des pistes cyclables ont fait leur apparition, il n’est pas rare de commencer son chemin sur une piste… qui s’arrête en pleine deux fois deux voies. La première fois, ça surprend. J’imagine que le schéma des pistes cyclables doit avoir une certaine cohérence. Mais je n’ai pas encore compris laquelle.

bicycles2Pour adopter un point de vue économique sur la question, le ou la journaliste explique que l’attrait du vélo vient de la crise économique et d’une prise de conscience écologique. Si l’usage du vélo a un effet positif pour l’environnement et pour l’utilisateur, il a un effet négatif sur l’économie. Le vélo n’utilise pas de carburant, il n’a pas besoin d’assurance, de place de parking payante, son coût d’entretien est très faible comparée à la voiture. Beaucoup de dépenses en moins, donc.

Mais ce n’est pas tout, le vélo est aussi une activité physique, il maintien donc ses utilisateurs en forme, ce qui a une incidence sur les dépenses de santé. Et puisque le vélo ne pollue pas, il permet de réduire les coûts liées à la pollution. Des coût comptabilisés comme positifs dans le calcul de la richesse d’un pays…

Il serait intéressant de savoir combien le vélo faire « perdre » au calcul classic du Produit intérieur brut (PIB)…  Et pour que le calcul soit complet, il faudrait se demander quel est l’incidence pour une entreprise d’avoir des employés qui viennent à vélo, qui sont donc en meilleur forme, donc potentiellement moins malades et plus performants. Si une fan de chiffres comme moi avait accès à l’ensemble des données statistiques énoncées dans ce billet, je pense que je serais capable de faire ce calcul, juste par plaisir.

Pour les amateurs de vélo, voici la dépêche:

De Copenhague à Paris, les usagers du vélo gagnent du terrain en Europe

BRUXELLES, 13 mai 2009 (AFP) – De Copenhague la pionnière, à Paris ou Bruxelles parties de très loin, l’usage du vélo croît dans les villes européennes, même si les obstacles restent nombreux pour imposer ce mode de transport « vert » face à l’automobile. C’est en Europe du nord que, sans surprise, la part du vélo dans les transports est la plus élevée, souligne la Fédération des cyclistes européens, organisatrice de la conférence Vélo-city, qui rassemble à Bruxelles cette semaine décideurs politiques, associations et industriels du cycle. La crise économique, climatique et énergétique aidant, « on devrait arriver à 50% » dans de nombreuses villes d’Europe, en commençant par le Danemark et les Pays-Bas », estime Manfred Neun, président de la fédération. Aux Pays-Bas, les habitants de Groningue (nord) effectuaient déjà en 2006 37% de leurs déplacements à vélo, selon des données rassemblées par le Conseil néerlandais du vélo. A Amsterdam, le taux était de 27%, comme dans la ville allemande de Münster (ouest). Quant à Copenhague, qui était à 23% en 2006, elle atteindrait maintenant 36%, selon l' »ambassade danoise du vélo », un nouvel organisme créé pour répondre aux nombreuses demandes venues de l’étranger. Mais les progrès enregistrés à Copenhague ont nécessité de la « volonté politique », souligne Sara Fritzner, une des membres de cette ambassade, expliquant par exemple que dans son pays, « les pistes cyclables sont nettoyées en priorité » après une averse. La France, elle, a « fait des bêtises » en privilégiant longtemps la voiture, même si désormais elle « rattrape son retard », notamment avec le système des vélos en libre-service disponible désormais dans une vingtaine de villes, estime Véronique Michaud, de l’association « Club des villes et territoires cyclables ». Selon elle, l’objectif d’un taux d’utilisation du vélo de 10% est atteignable dans beaucoup de villes françaises ». Il est d’ailleurs déjà dépassé dans « l’hyper-centre » de villes comme Strasbourg, où il tourne autour de 20%, mais reste beaucoup plus bas dans les périphéries, dit-elle. Pour progresser, il faut notamment aménager des « autoroutes à vélos », passerelles et pistes cyclables sécurisées pour les relier aux centres urbains, dit-elle. Il faut aussi et surtout réduire la vitesse des automobilistes –une ville comme Lorient y parvient très bien– et prévoir des parkings sécurisés pour vélos, ajoute Véronique Michaud.

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :